Les Oeuvres > Le Désert et les contes orientaux
La Forêt | Les Ombres et la Lumière

Depuis plusieurs années, Edouard Brasey se consacre à l'exploration des contes orientaux, depuis les contes philosophiques d'origine soufie jusqu'aux contes baroques et foisonnants des Mille et une nuits. Ces contes, à la fois mystiques et humoristiques, énigmatiques et érotiques, fascinants et facétieux, appartiennent à la tradition solaire du désert. On y rencontre des djinns, des prophètes, des derviches errants et des chercheurs de vérité, oscillants entre la quête de Dieu et le mirage des illusions.

 Livres 

Les Sept portes des 1001 nuits
Le Chêne, sept. 2002.
Cet ouvrage, somptueusement illustré, est conçu comme un guide d'initiation au recueil des Mille et une nuits à travers l'exploration de sept univers dissimulés derrière sept portes symboliques : la Mort et l'immortalité, l'Amour charnel et l'amour mystique, la Magie et la sorcellerie, les Sens et la privation des sens, les Voyages et les prisons, la Vérité et le mensonge, la Sagesse et la folie.

Trouver sa vérité par les contes de sagesse
Albin Michel, 2000 (Edition club : Le Grand Livre du Mois).
A la fois recueil de contes philosophiques soufis et invitation à un travail de développement personnel sur le thème de la quête de sa propre Vérité, ce livre nous invite à rencontrer des fous et des sages, des mendiants et des ermites, des djinns et des animaux qui parlent, des crocodiles et des éléphants. Autant d'occasions de réfléchir et de manier les paradoxes sur la vérité et le mensonge.

Rue de l'Oubli, ou les Ombres d'Istambul
Autres Temps, 1998.
Ce roman, situé à Istambul, entre Orient et Occident, met en scène un narrateur en quête d'identité à travers les mystères, les mirages et les révélations de l'Orient.

 Spectacles de contes 

"Chercheurs de Vérité"
Tous publics à partir de 6 ans.
Les contes sont de grands sacs de mensonges dans lesquels se cache une perle de vérité. C'est à chacun de la retrouver… A travers des contes de sagesse issus des traditions soufi,bouddhiste, zen, hindoue, etc., voici une quête de la vérité tour à tour drôle et poétique.
Regardez : Le Tapis Le Maître de thé

"Les 1001 nuits"
Il existe mille et une façons d'aborder les Mille et une nuits, mille et un itinéraires, mille et une histoires et mille et une façons de les agencer, de les tresser, de passer de l'une à l'autre. Le chemin de Bagdad, dans lequel un mendiant va quérir la sagesse auprès d'un vieux sage amateur de loukoums à la pistache, croise soudain le chemin du Caire, dans lequel Marouf le cordonnier rencontre un djinn dans la Cité des morts après avoir été chassé de chez lui par son abominable épouse Fatima qui souhaitait manger des… loukoums à la pistache. Mais le marchand avait épuisé son stock, pour satisfaire la commande d'un certain vieux sage… de Bagdad…
Contes à tiroir, contes miroirs, contes fleuves, tour à tour romantiques ou drôlatiques, énigmatiques ou facétieux, se déroulant au fil de spectacles à suivre ou de nuits du conte.

Ecoutez le spectacle à l'Ogre de Barbarie

 Voyages contés 
Pour en savoir plus, visitez la rubrique "Le Voyageur".

 Télévision 
Les Années algériennes
De Benjamin Stora, 4x52', France 2, octobre 1991.
Enquête sur les témoins et survivants de la Guerre d'Algérie.



"La ila ha illa 'Llah.
J'observais les derviches. Ils articulaient la prière à l'unisson, de plus en plus fort, et la rythmaient de leur propre respiration, et je sentais que ce n'était pas seulement leur bouche qui disait la prière, mais leur cœur et leur corps tout entier. En prononçant ainsi, à l'infini, le nom sacré de Dieu, en le mêlant à l'air qu'ils inspiraient et à celui qu'ils expiraient, ils se fondaient progressivement en lui. Ils devenaient ce nom divin qu'ils faisaient vibrer de leur voix. Ils s'identifiaient au Nom du Père jusqu'à ne faire qu'un avec lui, Dieu et hommes confondus, Père et fils confondus en un même souffle, en un même esprit. Et je voyais ces fidèles, remplis du Nom de dieu, gonflés du souffle de Dieu, arborer un visage où se lisaient tous les stades du plaisir, de la jouissance, de la volupté, de l'extase et de l'enivrement, comme si la parole divine était un vin capiteux qui leur coulait directement dans les veines. Leur front était couvert de sueur. Leurs yeux se révulsaient. Leur bouche remuait en cadence sur le souffle qui entrait en eux et ressortait d'eux, comme s'ils mâchaient quelque mets délicieux ou une herbe hallucinogène et aphrodisiaque, mais il n'y avait ni mets ni herbe, uniquement le Nom de Dieu animé par le souffle.
La ila ha illa 'Llah."

Rue de l'Oubli, ou les ombres d'Istambul, Autres Temps, 1998.





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